Imran Perretta affirme que son premier long métrage, « Ish », a touché des publics bien au-delà des groupes militants et politiquement engagés auxquels il s’attendait au départ. Le film suit deux jeunes amis dont la vie est bouleversée par un contrôle policier avec fouille, et explore le profilage racial et ses conséquences.
Situé à Luton, le film met en vedette Farhan Hasnat, Yahya Kitana et Sudha Bhuchar. Il a remporté le prix du public à la Venice Critics’ Week en 2025 et poursuit son parcours dans les festivals. Perretta a confié à The Hollywood Reporter que sa sortie en salles, qu’il pensait devoir marquer la fin du parcours du film, lui avait au contraire donné un nouveau départ.
Le film a également été projeté lors de séances organisées par des communautés et des militants dans des pays comme l’Allemagne, les États-Unis et la Russie. Perretta a expliqué que des programmateurs à Paris tenaient à le projeter au milieu des émeutes qui s’y déroulaient, estimant qu’il faisait écho aux débats sur les violences policières, les pouvoirs de la police et les jeunes en quête d’un avenir meilleur.
Perretta pense que les thèmes du film lui ont permis de parler à un large éventail de spectateurs, des cinéphiles aux cinéphages occasionnels. Il a évoqué ce qu’il a qualifié de « tournant autoritaire » dans les pays occidentaux, estimant que le recours aux pouvoirs de la police et l’expérience de la surveillance sont devenus des préoccupations largement partagées. « Cela suscite une conversation », a-t-il déclaré.
Mercredi, Perretta a été désigné parmi les membres de la promotion 2026 des BAFTA Breakthrough au Royaume-Uni, avec le soutien de Netflix. Auparavant connu comme artiste pluridisciplinaire, il travaille également sur de la musique, une exposition à la Tate Britain intitulée « the destructors » et de nouveaux projets de scénarios. L’un des scénarios en cours examine la propriété, la terre ainsi que le sens et l’usage de la propriété en Grande-Bretagne.
Sources: The Hollywood Reporter.