Une célébrité britannique non nommée a échoué dans sa tentative juridique d’empêcher ITN et Guardian News and Media de publier son identité en lien avec des accusations de faute sexuelle. Elle restera anonyme pendant qu’elle fait appel, et la presse britannique a été avertie de ne publier, durant cette période, aucun détail susceptible de permettre de l’identifier.

L’homme a demandé une injonction, affirmant que la publication l’exposerait à un risque de suicide « hautement probable ». Son avocate, Sara Mansoori, a déclaré au tribunal qu’il avait tenté de se suicider à deux reprises, passé plusieurs mois à l’hôpital, été placé en détention contre son gré et examiné par plus de 10 médecins. Elle a précisé qu’il n’avait pas l’intention de reprendre une vie publique.

Le juge Nicklin a rejeté la demande d’injonction. Il a souligné que le tribunal n’avait pas évalué la véracité des accusations et que le rejet de la demande ne signifiait pas qu’il approuvait une éventuelle publication des défendeurs.

Les accusations font état d’« activités sexuelles inappropriées avec un grand nombre de filles et de jeunes femmes ». Selon BBC News, la célébrité nie avoir abusé de son statut pour entrer en contact avec de jeunes femmes et des adolescentes et nouer des relations avec elles dans le but d’avoir des rapports sexuels.

Les avocats d’ITN et du Guardian ont soutenu que le risque de suicide évoqué pouvait être atténué et qu’il n’existait aucun motif pour empêcher un travail journalistique d’intérêt public. Le juge avait précédemment relevé l’importance de l’intérêt public dans cette affaire et déclaré qu’elle devait être tranchée équitablement, au vu des éléments de preuve et des arguments juridiques.

Sources: The Hollywood Reporter.